Ancien Couvent De Paris

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Grâce à la générosité de Saint-Louis, le couvent des Cordeliers est créé à Paris. C’était l’un des sites les plus importants de la Révolution française. Le monastère des Cordeliers était une grande agglomération où les âges avaient rassemblé des structures de types et de missions variés sans avoir cette indépendance radicale et honnête, définie par les murs qui l’encerclent et en font une véritable ville (comme le Temple) 1. C’était une des premières communautés monastiques du Paris médiéval. Reprenant un terrain entouré de la rue Antoine-Dubois, de la rue Monsieur-le-Prince, de l’église Saint-Côme (angle rue Racine et boulevard Saint-Michel), de la rue de La Harpe, et de la rue qui conservera plus tard son nom, rue de l’École-de-Médecine.

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La bibliothèque du Roi y fut brièvement établie sous le règne d’Henri IV (1604-1622). Les moines louaient une partie de leurs chambres à des artistes et à des entreprises avant la Révolution. C’est ainsi qu’en 1785, l’urbaniste Edme Verniquet y établit un atelier avec ses associés, où le plan de Paris est élaboré et finalisé en 17912. Le couvent connaît alors une phase de déclin, en raison d’une difficulté de recrutement. . Le monastère contenait une chapelle, souvent appelée l’église des Cordeliers à Paris. Elle était reliée à un cloître dont l’une des faces était élevée par une structure où se réunissaient les théologiens de l’ordre. Il avait une vue à la fois sur le cloître et sur le charmant jardin au-delà, qui s’étendait jusqu’à Harcourt College et était rempli d’arbres et offrait de belles allées au milieu d’arches de verdure. Les membres du Musée de Paris se réunissent rue Dauphine dans cette salle, et l’on découvrira bientôt les membres du Club des Cordeliers réunis dans cette salle, où le caractère insurrectionnel est plus évident d’emblée que où la montée de la violence est progressive.

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En mai 1790, le club créé par Georges Jacques Danton réquisitionne l’église du couvent. On lui a donné le nom de Club des Cordeliers. Cependant, la municipalité de Paris, qui appose des scellés à la porte du couvent le 16 mai 1791 3, en chasse le club. Son nom complet était Société des amis des droits de l’homme et du citoyen. De ce fait, le club déménage à plusieurs reprises jusqu’à s’installer, dès le 18 mai, à l’Hôtel de Genlis (démoli depuis), alors connu sous le nom de musée de Paris, à l’actuel n° 24 rue Dauphine 4.

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Le couvent des Cordeliers sera le foyer d’une activité démocratique de gauche, fondée, comme l’emblème du club – l’œil de surveillance – l’indique, sur la dénonciation des abus et injustices faits aux patriotes de toutes conditions, et s’intégrera dans la vie urbaine du quartier. tissu comme les autres clubs et sociétés fraternelles qui se sont multipliés dès le début de la Révolution. [référence demandée] Des chefs comme Pierre-Gaspard Chaumette, le couple Simon, que l’on retrouvera dans la prison du Temple assurant l’éducation du dauphin, et Jean-Paul Maratand Danton résident à proximité (bien que ce dernier, souvent présenté à tort comme le chef de la Cordeliers, a rapidement quitté le club après sa création). Camille Desmoulins, quant à lui, réside un peu plus haut dans les logements nouvellement construits de la place du Théâtre-Français (l’ancien Odéon). Louis Legendre, un boucher qui connaît Danton, tient un kiosque dans une rue voisine. Les journalistes Momoro et François Robert, ainsi que Fournier l’Américain et le Chevalier de Rutledge, visitent le club, qui est également accessible aux femmes, comme la jeune femme Le Maure (ou Lemaure), qui est un membre actif qui aide à composer discours et pétitions. 5

Ancien Couvent De Paris
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« Une assez grande église servait de locaux au club des Cordeliers : malgré les mutilations qui y avaient été faites, il y avait encore des traces de dévotion dans le caveau », écrit Roussel d’Épinal. Cette enceinte avait un ovale aux extrémités tronquées, des sièges en bois en amphithéâtre, et plusieurs tribunes : l’ovale était coupé en longueur d’un côté par le bureau du président, et de l’autre par la tribune des orateurs. Cette pièce était remplie de plus de 300 individus d’âges et de sexes différents, vêtus de manière si misérable et sale qu’ils auraient pu être confondus avec un essaim de mendiants. Le tableau de la Déclaration des droits de l’homme, coiffé de deux poignards en sautoir, était apposé au mur derrière le président. Les bustes en plâtre de Brutus et de Guillaume Tell de chaque côté semblaient y avoir été placés exprès pour servir de gardiens de planche. Les bustes de Mirabeau et Helvétius se dressaient en pendeloques face à la tribune, avec celui de Jean-Jacques Rousseau au centre. En guise de couronne, ils portaient de grandes chaînes rouillées qui étaient festonnées au-dessus de leur tête. J’ai appris que ces chaînes avaient été prises à la Bastille, mais j’ai découvert depuis qu’elles ont été achetées quai de la Ferraille.” (PJARDE [Pierre-Joseph-Alexis Roussel, d’Épinal], Paris, Lerouge, 1802 , tome I, p. 266.)

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